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Salon du livre de l'Outaouais 2022 - Lire l'avenir

On m'a invitée à participer au Salon du livre de l'Outaouais , qui avait pour thème cette année « Lire l'avenir ». Tout désigné pour parler d'un recueil de science-fiction comme Rêves de drones et autres entropies !  Cliquez sur l'image pour voir l'entrevue en compagnie de Benoit Laflamme (qui était le traducteur à l'honneur au SLO l'an dernier) :)

Rêves de drones et autres entropies

Après des années – oui! des années – d’attente, mon projet de recueil de nouvelles de Rich Larson verra enfin le jour en février 2022! Composé d’histoires qui me parlent ou me touchent d’une façon ou d’une autre,  Rêves de drones et autres entropies  aborde notamment les thèmes de l’amour, de la vie en société, de l’éthique, de l’environnement et de l’épistémologie, et porte un regard à la fois critique et introspectif sur la nature de l’être humain et sa façon d’appréhender le monde. En librairie le 9 février 2022

Lancement de Futurs!

Une de mes traductions d'un texte de Rich Larson fait partie de Futurs , un collectif de dix nouvelles de science-fiction publié par les éditions Triptyque.  Dirigé par Mathieu Villeneuve, Futurs propose  «  d’explorer ce que l’avenir, pluriel et changeant, nous réserve  »  ( site Web du Groupe Nota bene ) à travers les plumes d'auteurs et d'autrices du Québec et de l'Ontario francophone. Plus un auteur du ROC à travers moi. Car la nouvelle de Rich, Quelque chose de viral ( Let's Take This Viral en version originale), est la seule nouvelle traduite du recueil, ce qui n'est pas sans me faire un petit velours 😊 Futurs sera lancé en grandes pompes de pandémie le 23 septembre au parc Baldwin à Montréal. J'y serai, histoire de voir les yeux d'un peu de monde derrière mon masque, si jamais ça vous dit. Je pourrai même channeler mon inner Rich, si vous voulez. Vous pourrez vous procurer le livre lors du lancement. Sinon, je vous encourage à le faire auprès...

Intermède : publication d'une de mes traductions

Je vous invite à vous procurer le numéro 66 de la revue française  Galaxies science-fiction dans lequel vous trouverez ma traduction de la nouvelle « Smear Job », de Rich Larson. La nouvelle a été publiée dans sa version originale anglaise dans le magazine Analog Science Fiction and Facts en décembre 2018. Elle est inspirée d'un article sur les ratés possibles du système judiciaire et les répercussion que peut avoir un registre des délinquants sexuels sur la réputation et la vie des condamnées, peu importe les circonstances ou la gravité du crime commis. Elle met en scène un jeune homme qui doit subir une modification au cerveau pour avoir fréquenté une mineure, même si c'était avec le consentement de cette dernière et qu'ils étaient rapprochés en âge. Elle pose un regard critique sur le caractère éthique des condamnations en matière de crimes sexuels impliquant des adolescents, en particulier quand elles finissent par ruiner la vie des plus vulnérables de la société. Site...

Traduction et francophonie (ou comment il faut prendre en considération le lectorat)

Une nouvelle fois, pour illustrer mes propos, j'utiliserai l'exemple de Rich Larson, auteur que j'ai le plus traduit jusqu'à présent.  Si un lectorat québécois peut comprendre aisément les expressions plus typiquement françaises de par son exposition, depuis sa tendre enfance, à une culture générale française, notamment par la consommation de productions culturelles en provenance de l’Hexagone ou de doublage made in France de films et d’émissions, l’inverse ne va pas de soi. Ainsi, traduire pour un lectorat européen  quand on est Québécoise et qu'on aspire à faire publier ses traductions en Europe exigera souvent de camoufler sa spécificité culturelle et linguistique pour rendre plus neutres certaines expressions et références culturelles, tout en évitant de diluer le texte. Il est d'autant plus essentiel de prendre en considération à qui s’adresse la traduction que le langage familier et parlé en français n’a généralement pas la même structure, le même...

La traduction de mots inventés

Pour illustrer mes propos dans ce qui suit, j'utiliserai l'exemple de l'auteur que j'ai le plus traduit jusqu'à présent, soit Rich Larson.  Jeune auteur anglo-canadien, Rich Larson a près de 150 publications à son actif, dont un recueil de nouvelles, Tomorrow Factory , et un roman, Annex . Son domaine de prédilection est la littérature dite de genre, plus précisément la science-fiction, le fantastique et l’horreur.  La création de mots par les auteurs de science-fiction témoigne de cette utilisation innovante de concepts dont je parlais dans le billet précédent – et c’est peut-être sur ce point seulement que je pourrais avancer que la traduction de textes de science-fiction diffère de la traduction de textes littéraires d’ordre plus général : la traductrice doit en effet avoir un minimum de ressources créatives pour arriver à inventer de toutes pièces certains éléments de sa propre langue. Ces ressources devront être plus ou moins vastes selon la complexité ...